Journée de l’enseignement en RDC : « la profession d’enseignant est une vocation », selon Nathan Zawadi

À l’occasion de la Journée de l’enseignement en République démocratique du Congo, Nathan Zawadi a rappelé que le métier d’enseignant relève avant tout d’une vocation et d’une passion. Cet enseignant du Complexe scolaire Précieux, situé dans la commune de Barumbu à Kinshasa, s’est exprimé jeudi 30 avril 2026 lors d’un entretien accordé à la presse.

Selon lui, enseigner exige un profond engagement personnel. « Être éducateur, c’est une vocation. Ce n’est pas un métier comme les autres. Il faut du dévouement », a-t-il souligné.

Nathan Zawadi a expliqué que la salle de classe est un espace chargé d’émotions, où seule la passion permet de transmettre véritablement le savoir. À ses yeux, même une rémunération élevée ne saurait compenser l’absence d’amour pour cette profession.

Il a également salué l’initiative de l’État congolais d’avoir consacré la date du 30 avril à la célébration des enseignants. Pour lui, cette journée constitue un moment privilégié pour chaque éducateur de faire le bilan de son parcours annuel, en évaluant aussi bien les réussites que les difficultés rencontrées.

« C’est aussi une opportunité pour l’enseignant de se reposer et de réfléchir sur son travail », a-t-il indiqué, insistant sur le fait que ce métier noble repose sur la patience, le sacrifice et un amour désintéressé.

Un appel à la patience et à l’intégrité

S’adressant à la jeunesse, Nathan Zawadi a encouragé les futurs enseignants à faire preuve de patience, d’honnêteté et d’amour pour réussir dans cette profession, souvent exigeante à ses débuts.

Il a estimé que l’enseignement représente un investissement à long terme, qui ne doit pas être guidé uniquement par la recherche d’un gain rapide. « Former une personne demande du temps et de la persévérance », a-t-il rappelé.

Par ailleurs, il a formulé plusieurs recommandations à l’endroit des autorités, notamment la protection des droits des enfants, le renforcement de leur éducation morale, l’évaluation des établissements scolaires, la définition d’un barème de compétences et la valorisation de la formation continue des enseignants.

Une charge mentale grandissante

Connu également dans l’univers de la mode et des concours de beauté, Nathan Zawadi dirige plusieurs événements tels que Femina Miss Congo à Kinshasa, Miss Excellentia à Brazzaville et Miss Ubernational à Kigali.

Il a confié que la combinaison de ses engagements dans l’enseignement et dans l’organisation de concours accentue son état d’épuisement. Entre la gestion des projets, la recherche de sponsors et la réflexion stratégique, il ressent une fatigue physique, mentale et émotionnelle croissante.

Malgré cette pression, il affirme demeurer attaché à l’enseignement, qu’il considère comme un levier essentiel pour l’autonomisation des femmes, un objectif qui passe, selon lui, par l’éducation.

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