Pahou : deux présumés auteurs de vols par étranglement arrêtés par la Police républicaine

La Police républicaine a mis la main sur deux individus soupçonnés d’être impliqués dans plusieurs agressions visant des conducteurs de taxi occasionnels sur l’axe Cotonou-Ouidah. Les suspects ont été interpellés à l’aube du lundi 8 juin 2026 par les éléments du commissariat de l’arrondissement de Pahou.
Selon les informations communiquées par la Police républicaine, les mis en cause utilisaient un mode opératoire particulièrement dangereux. Ils se faisaient passer pour des clients souhaitant effectuer un voyage vers Lomé avant d’attaquer leurs victimes en cours de route.
L’un des cas remonte au 6 juin 2026. Un conducteur de véhicule de type Toyota Camry avait été sollicité pour une prétendue course familiale vers la capitale togolaise. Après avoir embarqué ses passagers à Cocotomè aux premières heures de la matinée, il a été conduit jusqu’à la zone de Bazounkpa, dans l’arrondissement de Pahou. C’est à cet endroit que les deux hommes seraient passés à l’action.
Profitant d’un arrêt demandé sous prétexte de récupérer d’autres membres de leur famille, l’un des passagers aurait tenté d’étrangler le conducteur à l’aide d’une corde. La victime, qui a perdu connaissance, aurait ensuite été ligotée, dépouillée de ses effets personnels et de son téléphone portable avant que les agresseurs ne s’emparent de son véhicule.
Abandonné dans les environs de la forêt d’Ahozon, le conducteur a finalement repris connaissance et alerté les forces de l’ordre, déclenchant l’ouverture d’une enquête.
Quelques jours plus tard, alors qu’il travaillait avec un autre véhicule à Godomey, la victime affirme avoir reconnu l’un des individus qui l’avaient agressée. Informée, la Police républicaine a rapidement mis en place un dispositif de surveillance qui a permis l’interpellation des deux suspects.
Lors de leur arrestation, plusieurs objets susceptibles d’être utilisés lors de leurs agressions ont été retrouvés en leur possession, notamment un lacet servant à l’étranglement. Au cours des auditions, l’un des suspects aurait reconnu sa participation au vol du premier véhicule, indiquant que celui-ci aurait déjà été revendu dans un pays voisin pour la somme de 500 000 francs CFA.
Placés en garde à vue, les deux hommes devront répondre de leurs actes devant la justice à l’issue de l’enquête en cours.
Evodie Kokoyè

