Ministère de l’Intérieur du Bénin: la reconnaissance du parti Le Libéral entachée
(Des pots-de-vin présumés pour un récépissé, deux agents sanctionnés)
Le processus de légalisation du parti Le Libéral Bénin (LLB), dirigé par Boni Richard Ouorou, est au cœur d’une affaire de corruption révélée ce jeudi par le Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité Publique. Deux agents du ministère sont accusés d’avoir exigé de l’argent en échange de leur soutien administratif dans l’obtention du récépissé définitif du parti.

Des agents accusés de marchandage administratif au sujet du récépissé définitif du parti Le Libéral Bénin. Selon les informations communiquées par le Ministre de l’intérieur, les deux fonctionnaires incriminés auraient proposé un “accompagnement accéléré” contre rémunération, alors que le parti venait de franchir l’étape du récépissé provisoire délivré le 28 avril 2025. Leurs fonctions respectives, au sein de la Direction des Partis politiques et des Affaires électorales et de la Direction des Affaires intérieures et des Cultes, leur donnaient un rôle stratégique dans le traitement des dossiers de reconnaissance des partis politiques.
Des sommes importantes auraient été versées à ces agents par un responsable du parti, dans l’espoir d’obtenir rapidement le récépissé définitif.
Face à la gravité des faits, le Ministre de l’Intérieur a décidé de suspendre immédiatement les deux agents mis en cause. Il a en outre saisi la Police républicaine ainsi que la Brigade économique et financière pour mener les investigations nécessaires.
Dans un communiqué officiel, le Ministre Alassane Séydou a assuré que toute la lumière sera faite sur cette affaire. Il a également rappelé son attachement à une gestion rigoureuse, éthique et transparente de l’administration publique, en réaffirmant sa politique de tolérance zéro contre la corruption.
L’affaire intervient alors que le parti Le Libéral venait de conclure une longue procédure de régularisation. Débutée en août 2024, cette démarche avait connu plusieurs notifications d’insuffisances avant l’organisation d’une assemblée générale constitutive en avril 2025, puis la délivrance du récépissé provisoire.

