Justice, responsabilité et confiance économique : EL DORR Zafer : le temps de la clarification et de la reconstruction

Dans les affaires judiciaires à forte couverture médiatique, le risque principal pour les acteurs économiques reste souvent l’amalgame. L’émotion médiatique peut vite supplanter l’analyse juridique, laissant durablement des traces sur des réputations, parfois bien au-delà de ce que disent les décisions de justice. L’affaire de la saisie de plus de deux tonnes de cocaïne à Cotonou illustre parfaitement cette réalité.
La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a tranché de manière claire : EL DORR Zafer n’a pas été reconnu coupable ni complice des faits de trafic international de drogue. Après une instruction approfondie et des débats contradictoires, la Cour a prononcé sa relaxe au bénéfice du doute, estimant que son implication n’était pas établie avec certitude.
Les magistrats ont souligné que le seul fait de posséder un entrepôt, utilisé à l’insu de son propriétaire à des fins criminelles, ne peut suffire à établir une responsabilité pénale. Aucune preuve matérielle, financière ou numérique ne démontrait que M. Zafer avait connaissance de la nature illicite des marchandises ou entretenait des liens avec le réseau démantelé.
Cette décision mérite aujourd’hui d’être pleinement prise en compte par l’opinion publique et le milieu économique. Elle rappelle que la justice béninoise s’appuie sur des faits et des principes fondamentaux, en particulier la présomption d’innocence.
Pour les partenaires, investisseurs et collaborateurs, ce verdict constitue un signal fort : EL DORR Zafer, installé au Bénin depuis de nombreuses années, a toujours exercé ses activités dans un cadre légal. La restitution des biens saisis dans cette procédure confirme l’absence de responsabilité pénale.
L’enjeu n’est plus seulement judiciaire, mais économique et réputationnel. Comme beaucoup d’opérateurs confrontés, parfois malgré eux, aux dérives de réseaux organisés, M. Zafer entre dans une phase de reconstruction de confiance. Celle-ci passe par la transparence, le renforcement des pratiques internes et la continuité de ses engagements professionnels.
Cette affaire rappelle également une vérité essentielle : la lutte contre le trafic de drogue ne doit pas fragiliser injustement des acteurs économiques dont la culpabilité n’est pas établie. La crédibilité d’un État de droit se mesure autant à sa fermeté qu’à sa capacité à distinguer rigoureusement les coupables des innocents.
Pour EL DORR Zafer, le temps est désormais à l’apaisement, à la reprise normale de ses activités et à la restauration progressive d’une image fondée sur les faits, le droit et la durée. Une étape indispensable pour que la confiance, socle de toute relation économique, puisse pleinement se réinstaller.

