Burkina Faso : de nouvelles règles encadrent la vente et l’assemblage des motos et vélos

Les autorités burkinabè ont adopté de nouvelles dispositions destinées à mieux encadrer les activités liées à l’importation, au montage et à la commercialisation des motos et vélos dans le pays.
Selon les informations rapportées par RFI, le nouveau dispositif impose désormais des obligations plus strictes aux opérateurs du secteur. Les entreprises concernées devront notamment transmettre chaque trimestre un rapport au ministère en charge du Commerce. Ce document devra contenir diverses informations, notamment l’état des stocks, les quantités vendues, les prix d’achat et de vente ainsi que l’identité des clients.
Les nouvelles mesures concernent également les unités de fabrication et d’assemblage, qui devront répondre à des exigences techniques définies par les autorités.
Toujours selon le même média, le gouvernement a accordé aux acteurs du secteur un délai variant de trois mois à un an pour se conformer à ces nouvelles dispositions. Passé ce délai, les entreprises qui ne respecteraient pas les règles en vigueur s’exposent à des sanctions pouvant aller jusqu’à la fermeture de leurs activités sur l’ensemble du territoire national.
Cette réforme intervient dans un contexte marqué par les difficultés rencontrées par les autorités pour mieux contrôler le marché des motocyclettes. Depuis plusieurs mois, des divergences opposent notamment le ministère du Commerce et certains commerçants sur la question des prix de vente des motos.
Par ailleurs, dans le cadre de la lutte contre l’insécurité, certaines catégories de motocyclettes font déjà l’objet de restrictions à l’importation et à la commercialisation depuis 2022. Une réglementation dont l’application continue de poser des défis aux autorités.
Evodie Kokoyè

