Niger : libéré, Djimadoum Ferdinand blanchi par l’enquête, le commissaire parle de fausses accusations

Le président exécutif continental de l’Association Le Réveil de la Jeunesse (ARJ), Djimadoum Ferdinand, a retrouvé la liberté après plusieurs jours de rétention à Agadez, au Niger. Contacté par notre rédaction, le commissaire en charge du dossier affirme que les investigations n’ont révélé aucun élément susceptible de justifier des poursuites contre lui ou les autres personnes interpellées.

Selon le commissaire, l’affaire trouve son origine dans des accusations portées par certains individus. Après les vérifications menées par les enquêteurs, ces accusations se sont révélées sans fondement.

« C’était vraiment une fausse accusation. Après les investigations, nous avons constaté qu’ils ne sont liés à aucune infraction et nous avons procédé à leur libération. Il n’y a rien de compliqué », a déclaré le commissaire à notre rédaction.

Djimadoum Ferdinand avait été interpellé le 19 juin 2026 à Agadez. Selon ses déclarations, son arrestation faisait suite à un incident survenu devant un établissement scolaire privé Telwa à Agadez, où il affirme avoir d’abord été brutalisé par des individus non identifiés, avant d’être conduit par des personnes se présentant comme des policiers. Il indique avoir découvert par la suite qu’il s’agissait de faux policiers et affirme avoir été arrêté sans mandat. Dès le début de la procédure, il avait rejeté les accusations selon lesquelles il aurait exercé des activités contraires à la loi ou tenté d’inciter des jeunes contre les autorités nigériennes.

Au cours de l’enquête, deux autres responsables de l’ARJ venus s’enquérir de la situation de leur président continental ont également été retenus.

Il s’agit d’Idris Issa, porte-parole de l’ARJ section Nigeria, et de Haroun Tahir Abubakar, vice-président de l’ARJ section Nigeria. Eux aussi ont finalement été remis en liberté après les investigations.

À sa sortie, Djimadoum Ferdinand a salué le professionnalisme du commissaire chargé du dossier. Il estime que les investigations ont été conduites dans le strict respect de la loi avant que la décision de les remettre en liberté ne soit prise.

Le président de l’ARJ affirme toutefois que cette période de rétention a eu des conséquences sur son état de santé. Il indique avoir souffert du paludisme et de la fièvre typhoïde pendant sa détention.

Dans les heures ayant suivi leur libération, les responsables de l’ARJ ont annoncé la création d’une commission d’urgence chargée d’organiser sa prise en charge médicale, d’étudier les recours judiciaires possibles et de mobiliser les membres de l’association.

Joint par téléphone, Djimadoum Ferdinand a adressé un message de soutien à ses militants. « Je m’en sortirai par la grâce divine. J’instruis tous mes membres d’être mentalement forts. Dieu est Dieu », a-t-il déclaré.

Il a également demandé que les fonds destinés à la Caravane de la paix de l’ARJ ne soient pas utilisés pour financer ses soins médicaux, souhaitant préserver les projets de l’association. Enfin, il annonce son intention d’engager des poursuites judiciaires afin que les auteurs présumés des fausses accusations répondent de leurs actes devant les juridictions compétentes.

GDK

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