Torture d’une femme à Ekpè : l’INF suit de près la prise en charge de la victime

- La jeune femme d’une trentaine d’années, sous soins à Cotonou, livre un témoignage glaçant
La femme victime d’actes de torture d’une rare violence à Ekpè, dans la commune de Sèmè-Podji ( département de l’Ouémé au Bénin) jeudi 23 avril 2026, bénéficie actuellement d’une prise en charge médicale au Centre hospitalier universitaire de zone de Suru-Léré à Cotonou. Son état de santé, aussi bien physique que psychologique, reste sous étroite surveillance.
Dans une vidéo publiée sur la page Facebook officielle de l’institut national de la femme, la victime livre un témoignage bouleversant sur les sévices subis, évoquant des actes de cruauté qui ont profondément marqué l’opinion publique.
Les médecins du CHUZ de Suru-Léré ont confirmé la présence de multiples lésions corporelles, notamment des traces visibles de ligotage, des inflammations aux mains ainsi que plusieurs plaies sur le corps. Les praticiens insistent également sur la nécessité d’un accompagnement psychologique renforcé, au regard du traumatisme subi.
La délégation de l’Institut National de la Femme qui s’est rendue au chevet de la victime était conduite par sa secrétaire exécutive , Madame Flore Djinou. Cette visite traduit l’engagement de l’institution à assurer un suivi rapproché du dossier et à garantir une assistance complète à la victime.
Au-delà du soutien médical, l’INF a réaffirmé son appel à la dénonciation systématique des violences faites aux femmes et aux filles. L’institution rappelle que des mécanismes d’alerte, notamment le numéro gratuit 114, restent disponibles pour toute victime ou témoin.
Par ailleurs, plusieurs personnes soupçonnées d’implication dans cette affaire ont déjà été interpellées, selon nos sources. Une procédure judiciaire est engagée afin que les responsabilités soient établies et que les auteurs répondent de leurs actes devant la justice.
Ghislain Dossa Kakpo

