Parakou : pas de détournement sur les 31,6 milliards investis dans l’eau et l’électricité, conclut le HCPC
À la suite des accusations de présumés détournements de fonds dans la gestion des projets d’eau et d’électricité à Parakou, le Haut-Commissariat à la Prévention de la Corruption (HCPC) a officiellement présenté Jeudi 07 juillet 2025 à Cotonou, les conclusions de sa mission de vérification. L’institution dément formellement toute malversation sur les investissements publics réalisés entre 2016 et 2025.

C’est dans un climat alimenté par des déclarations publiques d’un ancien ministre le 21 juin dernier, que le HCPC avait été saisi pour examiner la gestion des projets d’investissement dans ces deux secteurs clés. Une mission a alors été diligentée pour établir les faits et évaluer l’utilisation des ressources publiques engagées.
À l’issue de cette mission, le verdict est clair : aucune preuve de détournement n’a été relevée. Les fonds publics, estimés à 31,6 milliards de FCFA (hors financement du programme MCA-Bénin II), ont été utilisés conformément à leur destination initiale. Selon le rapport, les projets ont effectivement permis de moderniser et d’étendre les infrastructures d’eau potable et d’électricité au profit des populations de Parakou. Le réseau de distribution a connu une croissance importante, les capacités de production ont été renforcées, et le nombre d’abonnés a sensiblement augmenté, aussi bien pour l’eau que pour l’électricité. Des efforts ont également été consentis pour améliorer l’accès aux services de base dans les zones périphériques de la ville, fait savoir le Haut-Commissaire Jacques MIGAN.
Cependant, au-delà de ces résultats encourageants, la mission de vérification a mis en lumière des insuffisances dans la gouvernance administrative. Le rapport évoque des défaillances dans la planification des besoins, un manque de ressources humaines qualifiées au sein des services en charge des marchés publics, et une certaine instabilité dans les fonctions clés du ministère concerné. La lenteur des procédures administratives, notamment au niveau local, a également été pointée comme un facteur de retard dans l’exécution de certains travaux, en lien avec des difficultés dans l’ouverture des voies d’accès.
Pour y remédier, la Commission de vérification appelle à une réforme des procédures de passation de marchés, à une meilleure organisation dans la viabilisation des quartiers en expansion, ainsi qu’à l’instauration d’unités focales anticorruption au sein du ministère. Ces recommandations visent à améliorer la célérité et la transparence dans l’exécution des projets, pour que les retombées atteignent les populations plus rapidement et plus efficacement.
Le Haut-Commissaire à la Prévention de la Corruption a réaffirmé la détermination de son institution à poursuivre ses efforts pour renforcer la bonne gouvernance et restaurer la confiance des citoyens dans la gestion publique. Il a assuré que le HCPC restera vigilant dans le suivi des projets d’investissement et dans la lutte contre toutes formes de corruption, en partenariat avec les structures étatiques, les bailleurs de fonds et la société civile.
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