L’éducation des filles au Tchad, un combat ravivé par Yantelka Jokebed Koudori malgré les incertitudes autour de l’ARJ

Au Tchad, l’éducation des filles demeure l’un des leviers essentiels du développement national. À travers son plaidoyer, Yantelka Jokebed Koudori, vice-présidente de l’Association Le Réveil de la Jeunesse (ARJ), rappelle que l’accès équitable à l’instruction reste un défi majeur pour des milliers de jeunes filles. Pour elle, l’éducation constitue le socle de l’autonomie, de la dignité et du progrès social.
Dans cette dynamique, l’ARJ poursuit son engagement pour la promotion de la jeunesse et l’autonomisation des femmes. Toutefois, l’association évolue dans un contexte marqué par des ajustements importants. Depuis le départ du président, Djimadoum Ferdinand, du territoire tchadien le 24 octobre 2022, dans des circonstances personnelles et contraignantes, plusieurs observateurs ont relevé un changement dans le rythme et la visibilité des activités de la structure.
Cet éloignement, présenté avec retenue comme une nécessité imposée par le contexte, n’a pas rompu les liens entre Djimadoum Ferdinand et l’association. Bien au contraire, son influence dans la vision et l’orientation stratégique de l’ARJ reste notable. Cependant, son absence physique sur le terrain a créé une nouvelle configuration organisationnelle, obligeant l’association à repenser ses mécanismes d’action et sa capacité de mobilisation.
Sous son leadership, l’ARJ avait consolidé sa place dans le paysage associatif tchadien, en portant des initiatives sur l’éducation, la jeunesse et le leadership féminin. Son éloignement a donc suscité des interrogations sur la continuité de cette dynamique. Plusieurs médias ayant suivi les activités de l’organisation ont d’ailleurs relevé cette période de transition.
Dès lors, une question se pose avec subtilité : simple phase de réorganisation ou frein silencieux à l’évolution de l’ARJ ? Cette interrogation, formulée sans accusation, traduit surtout la volonté de comprendre les défis auxquels fait face une organisation engagée dans un environnement parfois complexe.
Malgré cette conjoncture, Yantelka Jokebed Koudori maintient le cap sur le combat pour l’éducation des filles. Son engagement témoigne de la résilience de l’ARJ et de sa conviction profonde : éduquer une fille, c’est donner à toute une nation les moyens de se transformer durablement.
Ghislain Dossa Kakpo

