CES Ouémé : Emmanuel Zossou appelle à transformer les réalités locales en solutions

(Écouter, comprendre, valoriser et proposer, le cap fixé par le coordonnateur départemental)
À l’ouverture de la première session ordinaire de la 8ᵉ mandature du Conseil économique et social (CES) dans le département de l’Ouémé, le Coordonnateur départemental, Emmanuel Zossou, a appelé à une meilleure prise en compte des réalités des territoires dans la réflexion et la décision publiques.
La cérémonie s’est tenue le 4 septembre 2026 à Porto-Novo, en présence notamment du Président du CES, du Deuxième Vice-Président, du Secrétaire général de l’institution, de la Préfète de l’Ouémé, des maires des communes du département, ainsi que de plusieurs responsables des services déconcentrés de l’État.
Dans son allocution, Emmanuel Zossou a souligné la responsabilité qui incombe aux Conseils départementaux dans cette nouvelle mandature. Selon lui, ces structures doivent permettre d’établir un lien plus étroit entre les réalités vécues dans les territoires et la réflexion menée au niveau national.
Il a toutefois tenu à rappeler que le Conseil départemental du CES n’a pas vocation à se substituer à la Préfecture, aux communes ou aux services déconcentrés de l’État. Sa mission est plutôt de contribuer à éclairer la décision publique en apportant au Conseil national du CES une lecture rigoureuse et objective des réalités du terrain.
« Le Conseil départemental doit être, au plus près des territoires, un espace d’écoute, d’observation, d’analyse et de proposition », a-t-il déclaré.
Pour le Coordonnateur départemental, il ne s’agit pas uniquement de faire remonter les difficultés rencontrées par les populations. Les potentialités, les initiatives locales, les innovations et les aspirations des citoyens doivent également être identifiées et valorisées.
Emmanuel Zossou a particulièrement salué l’initiative du Président du CES d’associer les Conseils départementaux à l’élaboration du Plan stratégique 2027-2031 de l’institution. Il estime que cette démarche constitue une opportunité de mieux intégrer les réalités locales dans les orientations nationales.
« Le Plan stratégique du CES ne sera donc pas seulement élaboré pour les territoires. Il devra également être nourri à partir des territoires », a-t-il affirmé.
Cette approche, a-t-il expliqué, doit permettre de mieux comprendre les principaux défis économiques, sociaux, environnementaux, culturels et sécuritaires auxquels l’Ouémé est confronté, tout en mettant en lumière les ressources et les initiatives susceptibles de contribuer au développement du département.
Le Conseil départemental devra également, selon Emmanuel Zossou, aller au-delà du simple constat. Il devra rechercher les causes des difficultés, comprendre les interactions entre les différents facteurs, identifier les leviers d’action et formuler des propositions concrètes, utiles et réalistes.
Dans cette perspective, il a exprimé sa volonté de travailler en bonne intelligence avec la Préfète de l’Ouémé, les communes, les services départementaux de l’État et l’ensemble des forces vives du département.
L’écoute des populations constitue également un élément central de cette démarche. Pour Emmanuel Zossou, les statistiques et les indicateurs ne sauraient suffire à eux seuls. Les perceptions, les attentes et les propositions des citoyens doivent également être prises en compte pour mieux éclairer les politiques publiques.
En conclusion, le Coordonnateur départemental du CES de l’Ouémé a résumé son approche en quatre mots d’ordre : « Écoutons les territoires. Comprenons leurs réalités. Valorisons leurs potentialités. Et proposons des solutions. »
Ghislain Dossa Kakpo

