Cameroun : après un crime choquant, les églises illégales dans le viseur des autorités

👉 1400 lieux de cultes déjà identifiés et devront cesser leurs activités
Le gouvernement camerounais a annoncé, ce mercredi 8 juillet 2026, la fermeture prochaine de 1 400 églises de réveil réparties sur l’ensemble du territoire. Cette décision intervient quelques jours après le meurtre d’une fillette de 11 ans à Yaoundé, une affaire qui a profondément choqué le pays.
La principale suspecte, actuellement en détention, aurait déclaré lors de son audition avoir agi sous l’influence d’un responsable religieux de son église. Elle aurait affirmé qu’un « prophète » lui avait fait croire que le sacrifice d’un enfant lui permettrait de résoudre ses difficultés financières.
Face à ce drame, le ministre camerounais de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, a annoncé une vaste opération visant les églises de réveil fonctionnant sans autorisation légale. Il a indiqué que 1 400 lieux de culte ont déjà été identifiés et devront cesser leurs activités.
Les autorités dénoncent une prolifération d’églises installées dans plusieurs quartiers du pays sous le couvert d’une tolérance administrative, sans respect des dispositions réglementaires en vigueur.
« La foi ne peut plus s’affranchir de la loi », a déclaré le ministre, réaffirmant la volonté du gouvernement de mieux encadrer les activités religieuses afin de prévenir de nouveaux abus.
Cette décision marque un tournant dans la politique de contrôle des lieux de culte au Cameroun, où les églises évangéliques, pentecôtistes et de réveil connaissent une forte expansion depuis plusieurs décennies.
Evodie Kokoyè

