ARJ : entre difficultés, critiques et élections, Ferdinand Djimadoum s’explique

Le président continental de l’ARJ assume ses choix et se dit prêt à affronter s’il y en avait ses éventuels adversaires lors des prochaines élections. Dans cet entretien réalisé depuis le Niger, ce dimanche autour de 8 heures, il répond aux rumeurs, évoque les difficultés qui affectent son action et revient sur plusieurs décisions prises récemment et depuis qu’il est à la tête de l’association.

Journalistes : Des rumeurs annoncent que vous avez abandonné l’ARJ. Que leur répondez-vous ?

FD: Les rumeurs prétendant que j’aurais abandonné l’ARJ relèvent, à mon sens, d’un flagrant abus de langage de la part de leurs auteurs.

J’ai toujours mené un combat d’une parfaite cohérence, sans jamais dévier de la vision fondamentale de notre association. L’honnêteté intellectuelle et morale reste ma ligne de conduite.

Je mène de front de multiples combats dont la complexité échappe à beaucoup. Sur le plan personnel, les entreprises qui me fournissent les ressources nécessaires à mon action subissent actuellement de lourds préjudices.

Ayant délégué la gestion de mes affaires, certaines personnes profitent de mon éloignement géographique pour s’approprier indûment mes biens.

J’assume l’intégralité de mes choix et de mes responsabilités.

Et puis, beaucoup de ceux qui me critiquent aujourd’hui sont pourtant des personnes que j’ai eu à aider par le passé, notamment sur le plan financier. Depuis mon mariage, je n’arrive plus à les satisfaire comme avant, et certains se sont progressivement retournés contre moi. Cela dit, je ne suis pas contre les critiques. Au contraire, je les apprécie lorsqu’elles sont constructives, sincères et qu’elles permettent réellement de faire avancer les choses.

Journalistes : Pourquoi le congrès n’a-t-il finalement pas pu se tenir ?

FD: Les fonds alloués à l’organisation de cet événement nous sont parvenus tardivement, ce qui nous a contraints à un premier report.

Par la suite, des difficultés administratives sont apparues : les autorités du pays hôte nous ont formellement demandé d’ajourner la rencontre pour des impératifs de sécurité.

Comprenez qu’il est inconcevable de sacrifier un budget de plusieurs dizaines de millions de francs sans la garantie d’atteindre les objectifs fixés.

Journalistes : Êtes-vous toujours déterminé à briguer la présidence exécutive continentale ?

FD : Je demeure prêt à affronter n’importe quel candidat, d’ici janvier prochain, pour la fonction de président exécutif continental.

Ce sont les actes et les résultats probants qui attestent de mon efficacité.

Il y a quelques mois, le Conseil d’orientation et d’appui de notre association a voté mon élévation au rang de Chevalier de l’Ordre 1er de l’ARJ.

J’ai toutefois décliné cet honneur pour un motif légitime : l’organisation de ladite cérémonie aurait nécessité un budget de 19 000 000 de francs, dont 4 000 000 de francs rien que pour ma tenue d’apparat.

Considérant cette dépense comme un gaspillage des deniers associatifs, j’ai exigé que l’on sursoie à cette décision.

Je demeure donc prêt à affronter n’importe quel candidat. L’avenir nous départagera.

Journalistes : Quelles sont les prochaines décisions concernant l’ARJ ?

FD:
Nous devons respecter les lois républicaines d’un État souverain. Ce contretemps représente également une opportunité pour régulariser la situation de nos cartes de membre.

Les documents actuels ne répondent aucunement aux standards professionnels requis et doivent être invalidés. L’absence de mentions fondamentales, telles que les dates d’émission et d’expiration, témoigne d’un manque flagrant de rigueur de la part de leurs concepteurs.

Il en va de même pour notre hymne. Alors que des fonds substantiels avaient été alloués à sa réalisation, nous constatons avec regret que les prestataires ont détourné ces ressources pour générer une œuvre par le biais de l’intelligence artificielle.

L’ARJ a la chance de compter en son sein des intellectuels chevronnés. Notre responsabilité nous impose de ne pas tolérer de tels manquements et de faire preuve d’une vigilance absolue.

Journalistes : Quel message souhaitez-vous finalement adresser aux membres de l’ARJ ?

FD : Mon message de conclusion est sans équivoque : l’ARJ ne saurait en aucun cas devenir l’instrument d’individus malveillants.

Elle doit impérativement inscrire son action dans le cadre de sa vision fondamentale et au regard des réalités concrètes auxquelles elle se trouve confrontée.

Je traverse actuellement des épreuves complexes que je ne souhaite pas exposer ici, qu’elles soient liées à mes entreprises, à des difficultés d’ordre spirituel ou à des contraintes sociales.

Si je parviens à tenir fermement mon cap jusqu’à ce jour, c’est uniquement grâce à une détermination d’acier ; sans cela, j’aurais déjà renoncé.

Puisse Dieu continuer à nous guider et à nous inspirer. En l’espace de moins de cinq mois, nous avons été confrontés à de multiples épreuves, mais nous nous en remettons à la volonté divine. Elle saura agir en son temps et mettre en lumière les intentions de ceux qui conspirent et murmurent dans l’ombre.

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