Fête de l’igname : ce que les Porto-Noviens pensent de cette tradition

Ce samedi 15 août 2026, l’igname est à l’honneur au Bénin. Si Savalou demeure l’un des principaux foyers de célébration de cette fête, la tradition trouve également un écho à Porto-Novo, où plusieurs habitants rencontrés à l’occasion livrent leurs impressions sur cette journée dédiée à un produit profondément ancré dans les habitudes alimentaires et culturelles du pays.
Pour Gildas, la fête de l’igname contribue à faire connaître davantage ce produit du terroir et à élargir sa consommation au-delà de ses zones traditionnelles de prédilection.
« L’igname, c’est un mets préféré. C’est un mets que les Béninois aiment, spécialement ceux du centre du Benin », explique-t-il.
À ses yeux, la célébration du 15 août constitue également une occasion de valoriser la production locale et d’encourager les Béninois à privilégier les produits issus de leur propre terroir.
« C’est mieux de faire la promotion de ce qui est produit chez soi que de consommer ce qui est à l’étranger », soutient-il.
Pour d’autres citoyens, cette journée est avant tout synonyme de convivialité et de partage autour de différentes recettes à base d’igname. Edith, mère au foyer, raconte avoir marqué l’événement à sa manière : « Aujourd’hui, c’est la fête de l’igname et c’est notre fête. Nous avons préparé diverses sauces ».
Elle relève également le caractère particulier de cette célébration, qui intervient au moment où l’igname de la nouvelle récolte commence à être consommée. La date du 15 août, qui coïncide par ailleurs avec la célébration de l’Assomption, donne ainsi à cette journée une dimension particulière.
Originaire de Savalou, Stéphane évoque, quant à lui, un attachement encore plus profond à cette tradition. Pour lui, la fête marque un moment important dans le calendrier alimentaire et culturel de sa région.
« On ne peut pas ne pas fêter cette fête qui est, en réalité, notre fête, car elle donne l’accès à tout le monde et permet à tout le monde de commencer à consommer l’igname », affirme-t-il.
Dans ses habitudes alimentaires, l’igname pilée occupe une place de choix. « Sans l’igname pilé, moi je ne peux rien », confie Stéphane, qui souligne l’importance de ce mets dans la culture culinaire des Savalois. L’igname se décline toutefois sous plusieurs formes, notamment pilée, bouillie, frite ou accompagnée de différentes sauces.
En ce 15 août, l’igname s’invite donc une nouvelle fois sur les tables béninoises. À Porto-Novo, les témoignages recueillis traduisent l’attachement des habitants à cette tradition et à un produit qui occupe une place importante dans les habitudes alimentaires et culturelles du Bénin.
Evodie Kokoyè

