Joël Aïvo retourne en prison. L’agrégé en droit constitutionnel ne sera pas relâché après son procès qui a duré toute la journée de ce lundi 06 décembre 2021. La cour de répression et des infractions économiques et du terrorisme (Criet) l’a déclaré coupable des faits de blanchiment de capitaux et atteinte à la sûreté de l’État avec ses co-accusés Boni Sarè Issiakou et Ibrahim Bachabi.
Après sa condamnation, le professeur a livré ses dernières impressions. Pour le candidat recalé à la présidentielle, « il ne revient pas à la justice criminelle d’arbitrer les débats politiques entre des adversaires». «La démocratie qui m’a amené devant vous, je suis persuadé que, il n’y a qu’elle seule qui soit éternelle» , poursuit-il à la cour. «C’est dans la démocratie que nous sommes tous en sécurité. La démocratie, c’est la sûreté. Hors de la démocratie, c’est la rupture pour nous tous», rappelle le constitutionnaliste. «Aujourd’hui, c’est mon cas. Demain à qui le tour ?» , s’est-il interrogé, concluant ses propos.
Dans cette affaire de blanchiment de capitaux et atteinte à la sûreté de l’État, seul Alain Dotou Gnonlonfou ,est relaxé au bénéfice du doute. Les deux autres co-accusés à savoir Boni Sarè Issiakou et Ibrahim Bachabi sont également condamnés à 10 ans de prison ferme et une amande de 5.7 millions francs CFA.
Ghislain Dossa Kakpo
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